ITALIE DECHETES, TROIS MANIFESTANTS ET SIX POLICIERS SOUFFERENT DE CONTUSION

Des heurts ont eu lieu vendredi soir r Naples entre la police et des manifestants protestant contre l'ouverture d'une décharge prévue par le gouvernement Berlusconi dans le cadre de son plan contre la crise des ordures, a constaté un photographe de l'AFP. Trois manifestants et six policiers souffrent de contusions. Un millier de manifestants se sont rassemblés r Chiaiano (périphérie nord-ouest) et ont bloqué la route menant au site pour empecher son acccs aux forces de l'ordre. Des manifestants ont tenté d'incendier un bus et ont jeté des pierres sur les policiers, qui les ont chargés en faisant usage de gaz lacrymogcne. La situation était revenue au calme vers 23H00 (21H00 GMT), a indiqué r l'AFP un responsable de la police. Sept manifestants ont été interpellés. Un correspondant de la télévision publique RAI Romolo Sticchi a affirmé avoir été frappé par un policier qui lui a confisqué sa caméra, selon l'Ansa. "Une réaction de ce type (de la part de la population, ndlr) était prévisible, je la comprends, mais il est de l'intéret de tous de mettre fin r cette tragédie nationale", a réagi le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni. Le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi a annoncé mercredi r l'issue de son premier conseil des ministres r Naples (sud) une série de mesures destinées r régler la crise chronique des déchets dans cette ville et dans sa région, comprenant l'ouverture d'une dizaine de décharges. Chiaiano figure parmi les sites désignés par le gouvernement dont la liste officielle est attendue samedi, écrit l'Ansa. Plusieurs manifestations avaient eu lieu en mai r Chiaiano contre l'ouverture de la décharge, un site déjr retenu par le précédent gouvernement. M. Berlusconi a aussi déclaré mercredi que les sites seraient déclarés "zones militaires" et protégés comme tels.
"Les actions de blocage des minorités organisées ne seront plus tolérées", a-t-il averti, dans une allusion aux nombreuses manifestations, parfois violentes, régulicrement organisées par des habitants qui refusent la création de décharges sur leur commune. Les personnes incitant aux "désordres" contre la création de décharges risqueront jusqu'r 5 ans de prison tandis que ceux empechant leur aménagement seront passibles de trois mois r un an de prison, a averti le nouveau chef de gouvernement.
"Les actions de blocage des minorités organisées ne seront plus tolérées", a-t-il averti, dans une allusion aux nombreuses manifestations, parfois violentes, régulicrement organisées par des habitants qui refusent la création de décharges sur leur commune. Les personnes incitant aux "désordres" contre la création de décharges risqueront jusqu'r 5 ans de prison tandis que ceux empechant leur aménagement seront passibles de trois mois r un an de prison, a averti le nouveau chef de gouvernement.
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